La richesse de ce programme résidait dans la nécessité de concilier l’affirmation du caractère institutionnel de l’édifice avec une adaptation sensible à un tissu urbain peu structuré dans un paysage naturel très fort. Tous les éléments programmatiques du collège ont été réunis dans un volume en équerre dont une aile vient recouvrir l’autre dans un mouvement fédérateur. Unificatrice au niveau symbolique et urbain, l’aile principale du collège joue également ce rôle à l’échelle du paysage. En vue lointaine, l’horizontalité de sa toiture constitue une ligne de référence, tel un pont entre les vallons. Au niveau du terrain lui-même, dont la topographie est très mouvementée, cette volumétrie permet d’unifier le bâtiment par le ciel, tandis que l’ancrage au sol respecte les courbes du terrain. En transition entre l’espace public et le collège se développe le parvis d’accueil, socle d’où émerge l’amphithéâtre dont la forme prismatique et opaque constitue un signal urbain, symbole d’ouverture sur la ville.